L'image du HOME-CINEMA

 

1. LES DIFFÉRENTES MANIÈRES DE STOCKER UNE IMAGE.

1.1. Les 4 formats.
1.2. Ou les trouver ?
1.3. Le traitement de l'image.

2. STANDARDS D'ENREGISTREMENT.

2.1. Le NTSC.
2.2. Le PAL.
2.3. le SECAM et le MESECAM.

3. L'IMAGE VIDÉO.

3.1. Pour ce qui est du DVD.
3.2. Le progressif.
3.3. Pour ce qui est de la Playstation 1.

3.4. Différence entre format cinéma et format vidéo.
3.5. Le 16/9 anamorphique.
3.6. Le scandale TITANIC.
3.7. Le procédé Macrovision.

3.8. La synchronisation.
3.9. Frequence de balayage et bande passante.

4. TAILLE DE L'IMAGE NÉCESSAIRE.

4.1. Le critère THX.
4.2. Le problème du lignage.

5. LES DIFFÉRENTES QUALITÉS D'UNE IMAGE.

5.1. Le rapport signal/bruit.
5.2. La définition.
5.3. La Colorimétrie.
5.4. La géométrie.
5.5. La convergence.

6. LES DIFFÉRENTES TECHNOLOGIES DE DIFFUSEUR VIDÉO.

6.1. Les téléviseurs.
6.2. Les vidéoprojecteurs.
6.3. Les écrans plasmas.
6.4. Les rétroprojecteurs.

 

Nous allons traiter désormais la partie vidéo de nos installations home-cinema. Nous avons à notre disposition 3 sources vidéo : le magnétoscope VHS, le lecteur de laserdisc et le lecteur de DVD. Ces trois sources ont de nombreuses différences. Auparavant, rappelons les différentes manières de stocker une image.

 

1. Les différentes manières de stocker une image.

1.1. Les 4 formats.

Une image telle qu'on peut la voir est le résultat d'une émission de lumière. Cette lumière est en fait composée d'une multitude d'ondes lumineuses avec de nombreuses fréquences mélangées ce qui en fait une information particulièrement complexe à gérer.

Ce phénomène analogique peut être figé de manière analogique comme sur une pellicule photo ou une pellicule cinéma. Ou bien elle peut être transformée en signal électrique pour nos appareils vidéo. Pour ce faire on utilise une technique appelée télécinéma. 3 capteurs, rouge, vert et bleu vont filmer la lumière issue de la pellicule qui défile juste devant eux tout comme le ferait une caméra vidéo triCCD. Le signal est alors RVB. Néanmoins ce format de vidéo est délicat à stocker et à travailler en raison de son importante résolution. Il n'est donc utilisé que dans le transport direct de l'image comme pour le cas d'une carte graphique qui envoie directement et sans stockage l'image à un moniteur informatique.

Dès que l'on cherche à stocker des images, un autre procédé de stockage appelé YUV ou encore composante est alors utilisé. La différence avec le RVB se résume en une image noir et blanc sur laquelle on vient greffer deux images basées sur les couleurs principales.

Si on veut un format de stockage encore plus économe en place on utilise le format appelé Y/C ou encore S-vidéo. L'image est alors composée d'une image en noir et blanc et d'une image qui porte les couleurs. La première est appelée luminance la deuxième est appelée chrominance.

Si on doit encore condenser l'image on mélangera la luminance et la chrominance pour obtenir un format appelé CVBS ou encore composite.

1.2. Ou les trouver ?

Après ce bref récapitulatif voyons dans quel type d'appareil ces différents formats sont utilisés. Le RVB est surtout utilisé en informatique. La résolution atteint 800 points par ligne. Dans cette configuration, le RVB est enrichi de signaux appelés synchro horizontale et synchro verticale, quelquefois appelés "RVB pro" (il faut alors 5 conducteurs plus 1 masse). La connectique utilisée est principalement sur fiches BNC. Pour la vidéo domestique, c'est une prise Péritel qui est utilisée ( appelée aussi prise SCART). Dans ce cas, les deux signaux de synchronisation sont mélangés au signal de vert (il faut alors 3 conducteurs plus 1 masse).

Le YUV est utilisé dans toutes les machines vidéos professionnelles comme les magnétoscopes BETACAM ou encore les magnétoscopes DV et bien sur, sur les lecteurs de DVD. La résolution atteint 600 points par ligne pour un lecteur de DVD. Sur ces trois types de machines, l'information étant enregistrée en YUV, elle peut être restituée en l'état. Néanmoins certains magnétoscopes DV et certains lecteurs de DVD ne proposent pas la connectique pour le récupérer directement. Remarque : suivant que le YUV est restitué de manière analogique ou numérique, il peut se désigner par l'appellation Y-Pb-Pr ou Y-Cb-Cr. La connectique est constituée de fiches cinch ou BNC (il faut alors 3 conducteurs plus 1 masse).

Le Y/C est utilisé dans les magnétoscopes S-VHS et HI-8. La résolution atteint 400 points par ligne pour un magnétoscope S-VHS. La connectique utilisée est une prise nommée " Ushiden " ou encore " mini-DIN 4 broches " (il faut alors 2 conducteurs plus 1 masse). Lorsque cette prise est présente sur nos lecteurs DVD, le signal qui en sort résulte d'un appauvrissement du signal YUV originel.

Le CVBS est utilisé dans tous les magnétoscopes VHS, la réception hertzienne et le laserdisc. La résolution atteint 240 points par ligne pour un magnétoscope VHS. Quand un lecteur de laserdisc possède une sortie RVB ou Y/C, cela ne veut pas dire que l'image a été enregistrée sous ce format. De même les lecteurs de DVD possèdent tous une sortie composite qui résulte de l'addition de la luminance et de la chrominance.

1.3. Le traitement de l'image.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que l'image vidéo sera toujours finalement convertie en RVB, que ce soit dans un téléviseur où il existe trois faisceaux d'électrons distincts ou encore dans un projecteur tri-tubes ou même un projecteur LCD. Dans l'absolu, il faudrait pour une meilleure qualité d'image n'utiliser que le RVB. Mais, mis à part lors d'un direct sur les plateaux de TV , nous sommes obligés d'utiliser au minimum le YUV. Voilà pourquoi ce type de sortie est tant plébiscité.

Et chose très importante, c'est que tout téléviseur, même s'il ne possède qu'une entrée composite et qu'il ne coûte que 1000 francs, travaille à l'intérieur en composite puis Y/C puis en YUV et finalement en RVB. Quand un téléviseur reçoit un signal composite, il filtre la couleur de la lumière. Suivant le standard (PAL,NTSC…), la fréquence de filtrage diffère. Puis la chrominance rentre dans un circuit de séparation de la couleur. C'est ici que la couleur est transformée en deux signaux R-Y et B-Y (respectivement le U et le V de YUV). Suivant le standard, c'est cette puce qui devra utiliser des algorithmes différents. A partir de cette endroit, le NTSC et le PAL ne différent plus que par le nombre d'images par secondes. Puis suivant les téléviseurs, une puce d'amélioration de l'image (le CTI) est présente. Finalement, un dernier composant transforme le YUV en RVB et l'envoie au tube cathodique. C'est dans ce dernier, que les signaux RVB provenant directement de la péritel peuvent être insérer. Il est donc normal que si votre diffuseur n'acceptent pas du NTSC en composite ou Y/C, il l'accepte bien volontiers en RVB.

Donc quand vous avez un diffuseur et un DVD qui vous laisse le choix entre YUV et RVB, le choix se ferra suivant les circuits utilisés dans le lecteur et la présence ou non du CTI dans le diffuseur. D'autre part, certains types d'appareils ont leur processeur vidéo qui fonctionne en YUV. L'entrée RVB est alors convertie en YUV et sera projeté finalement en RVB (cas par exemple de l'écran plasma de chez Thomson). Dans ce cas, l'entrée RVB n'a même pas lieu d'être utilisée pour un possesseur de DVD.

Pour l'anecdote, sur un téléviseur 4/3 uniquement PAL avec pour seule entrée une composite, j'ai apporté des modification qui permettent déjà une commutation 16/9ème manuelle, une entrée Y/C, et en cours de mise au point, une entrée YUV qui prend bien sur le NTSC de mes DVDs zone 1.

2. Standards d'enregistrement.

D'un pays à l'autre, différents standards d'enregistrements sont utilisés : le NTSC, le PAL, le SECAM et le MESECAM.

2.1. Le NTSC.

Le NTSC est un standard basé sur 525 lignes et sur 30 images par seconde. D'autre part il existe 2 formats de NTSC : le NTSC 3.58 et le NTSC 4 .43 . Le chiffre se réfère à la fréquence en mégahertz de la sous-porteuse vidéo. Suivant l'ancienneté de votre diffuseur, il peut ne pas les diffuser, ne diffuser que le NTSC 4.43 (car le PAL est aussi en 4 .43) ou tout diffuser. Il est utilisé aux Etats-Unis et au Japon.

2.2. Le PAL.

Le PAL est basé sur 625 lignes et sur 25 images par seconde. Il est utilisé dans tous les pays européens sauf la France qui utilise le SECAM pour ses diffusions hertzienne. Néanmoins tous les périphériques vidéo tel que caméscope, console de jeu, lecteur de laserdisc et de DVD sont en PAL. La qualité de l'image PAL par rapport à son homologue NTSC n'est pas mauvaise. Si lors de démonstration, on utilise souvent du NTSC, cela tient souvent au fait que les titres sortent d'abord en zone 1, et qu'à l'époque du laserdisc, les masters américains étaient souvent plus soignés.

2.3. le SECAM et le MESECAM.

Le SECAM est utilisé les diffusions hertziennes en France et en Russie. Le MESECAM est une variante utilisé en Afrique du nord.

3. L'image vidéo.

Une image vidéo est en fait constitué de 2 trames dont l'une affiche toutes les lignes paires et l'autre toutes les lignes impaires. C'est pour cela, que lors du déplacement d'un objet dans le sens horizontal, vous voyez les bords gauches et droits hachurés. Dés lors que l'objet est immobile, les 2 trames se combinent et les bords deviennent nets. Autrement dit la résolution est de 625 lignes lorsque l'image est immobile (la rémanence de l'œil entrant en jeu), mais elle n'est que de 310 lignes lorsque l'image est en mouvement.

Rappelons également que le nombres de lignes horizontales ne dépend que du balayage conditionné par le standard d'enregistrement (625 ou 525 lignes). C'est suivant la source et le type de connectique utilisé que le nombre de lignes verticales affichables distinctement va varier entre 240 et 600 (ou points par ligne horizontale).

3.1. Pour ce qui est du DVD.

Enfin, ce qui est bon à savoir, c'est que sur un disque DVD, une image Pal est constitué de 720*576 pixels et une image NTSC 720*480 pixels. Aucune de cette résolution n'est au format 4/3 !

Standard d'enregistrement PAL NTSC
résolution horizontale 720 720
résolution verticale 576 480
Nb d'image par secondes 25 30
Nb de pixel par secondes 10368000 10368000

Vous aurez remarqué qu'une seconde de PAL est aussi volumineux qu'une seconde de NTSC. Si le PAL est un format de 625 lignes, et que le DVD fournit une image de 576 seulement, c'est pour la raison suivante : quand une première trame vient d'être affichée, le temps de retour du spot en haut de l'écran dure 25 lignes environs. Donc pour une image, il y a 49 lignes qui ne sont pas affichés. Pour le NTSC, il en est de même.

3.2. Le progressif.

On parle beaucoup des futurs DVD à sorties progressives. C'est à dire qu'à la sortie YUV, l'image vidéo sera restituée par 2 trames strictement identiques. Toutes les lignes seront affichées simultanément. L'effet est directement comparable à un doubleur de lignes avec à la clef une résolution doublée. De plus cette solution sera encore plus proche de l'image tel qu'elle est stockée sur le DVD.

Si les lecteurs de salons ne sont pas encore sortis, ou alors à des prix inabordables, des cartes informatiques en sont déjà capables, et ce, pour un prix à peine supérieur à une carte graphique évoluée. Pour exploiter celle-ci, il faut un diffuseur qui supporte les fréquences de balayages supérieures ou égales à 31kHz. Autrement dit, le SONY FD1 pour les téléviseurs ou les vidéoprojecteurs compatible informatique (ou «data »).

3.3. Pour ce qui est de la PLAYSTATION 1.

L'intérêt que certains portent aux résolutions vidéo me pousse à en parler quand même. La Playstation est une source de vidéo progressive que l'on ignore souvent. De plus la gestion du PAL vis à vis du NTSC est très intéressante.

3.3.1 Rappel.

Le PAL : c'est 625 lignes dont 576 affichables (les 49 dernières servent au retour du spot jusqu'en haut de l'écran). Pour la vidéo, les 625 lignes sont affichées en deux fois ; les paires et les impaires. On appelle cela un balayage entrelacé. 25 images par secondes en 2 demi-images = 50 Hz. Le NTSC : c'est 525 lignes dont 480 affichables (les 45 dernières servent au retour du spot jusqu'en haut de l'écran). Pour la vidéo, les 525 lignes sont affichées en deux fois ; les paires et impaires. On appelle cela un balayage entrelacé. 30 images par secondes en 2 demi-images = 60 Hz

3.3.2. Trois modes de résolutions.

Le classique : 272 lignes non entrelacé en 25 ou 30 images seconde. Pour que cela ressemble à de la vidéo, la PSX envoie deux fois l'image identique. La haute résolution en 272 en 50 ou 60 images par seconde. C'est toujours du non entrelacé, les lignes se superpose parfaitement. Mais les travelling sont nets (mode haute résolution des circuits prototypes de WIPE OUT 3 ou dans GRAN TURISMO les circuit HiFi). La haute résolution bis est de 25 images par seconde à 576 lignes, identique à un signal vidéo classique (page d'accueil avec le logo qui scintille). Pour disposer du 272 lignes sur du PAL, 576/2-272=16 lignes noires d'où des bandes noires en haut et bas. Pour disposer du 272 lignes sur du NTSC, 480/2-272=-32 lignes d'où une image tronquée en haut et bas

3.3.3. Le rafraîchissement.

Pour ce qui est de la vitesse, WIPE OUT 3 est calculé en 272 lignes environ avec une cadence de 30 images/s (basse résolution). Si on choisit PAL il va rajouter une pause entre chaque image pour les cadencer à 25 images/s. La ou c'est rigolo, c'est que le compte à rebours de 30 secondes fait 30 secondes en Pal et 25 secondes en NTSC ! On fait donc le même temps en chiffre mais pas en temps (blague !).Jouez en NTSC revient à jouez 20% plus vite. CQFD. D'où l'impression réelle de rapidité, et le braquage plus intempestif en NTSC qu'en PAL.

3.4. Différence entre format cinéma et format vidéo.

Quand un réalisateur décide de tourner un nouveau film, il va choisir le format cinéma de l'image. Les grandes productions Hollywoodiennes sont réalisées principalement au format 2.35 cinémascope et 1.85. Dans un cinéma, l'écran est aux proportions 2.35 à 1 : c'est-à-dire que la longueur de l'écran est 2.35 fois plus grande que la hauteur. Si le film est enregistré en 2.35 (Contact par exemple), l'écran sera entièrement recouvert par l'image. Si le film est en 1.85 (Daylight par exemple), l'écran présentera 2 bandes noires sur les côtés gauche et droit. Elles seront d'autant plus grandes si le film est enregistré en 1.77 ou 1.33 (Le projet Blair witch par exemple).

Pour ce qui est du format vidéo, il est toujours de 4/3 (1.33). Si on veut faire tenir un film au format cinémascope sur un support vidéo il y aura 2 choix possibles. Soit on recadre le film, en choisissant dans l'image 2.35, la partie la plus intéressante de manière à remplir un écran 4/3, on exploite alors à fond la résolution du diffuseur vidéo mais on perd une multitude de détails du film voir l'ambiance même (dans Twister on ne voit qu'une demi-tornade à la fois...). Soit on insère 2 bandes noires en haut et en bas de l'image, le film est dit en format cinéma respecté. On a alors le droit à l'intégralité de l'image originale. En contrepartie on n'utilise pas toute la surface du diffuseur vidéo.

3.5. Le 16/9 anamorphique.

Un des gros atouts du DVD est de pouvoir gérer une image en 16/9 anamorphique ; c'est-à-dire, sur une image 4/3, on enregistre une image étirée dans le sens de la hauteur, qui sera ensuite comprimée lors de la restitution. En fait, c'est une astuce qui utilise le rôle inutile des bandes noires. Le principe est le suivant : si l'image est au format 1.77, on la déforme de manière à remplir complètement l'image 4/3. C'est ensuite votre téléviseur ou votre projecteur qui à l'aide de sa commutation 16/9, va restaurer les proportions originelles de l'image. L'intérêt de l'opération est d'augmenter la résolution verticale de 33%. Concrètement une image au 2.35 cinémascope remplit 52% d'un écran 4/3. Elle utilise donc 0.52 x 625 lignes = 325 lignes, le reste des lignes décrivant les bandes noires. Si cette même image est enregistrée en 16/9 anamorphique, alors 470 lignes seront utilisées pour le film.

Conclusion, une image en 16/9 anamorphique présente un lignage bien moins perceptible, limite les effets d'escaliers sur les contours obliques de l'image, augmente la luminosité et diminue le besoin d'un doubleur de ligne (qui lui augmente de 100% le nombre de lignes affichées).

3.6. Le scandale TITANIC.

Voici le tableau qui donne le pourcentage de pixels utilisés pour les différents formats cinémas et la nature de l'enregistrement vidéo. Un documentaire de 1 heure en 4/3 prend autant de place que 1h45 d'un film en 2.35 cinémascope.

  Format vidéo
format cinéma 4/3 16/9
1,33 100  
1,77 75 100
1,85 72 96
2,35 57 75

Néanmoins, pour revenir au fait que Titanic soit enregistré en format vidéo 4/3 (ce qui est un vrai affront à tout les possesseurs de machines compatibles 16/9) et que leurs géniteurs avancent que le film était trop long, Das Boot leur prouve le contraire. Sur un DVD double couche également, il dure 10 minutes de plus et il est enregistré en 16/9ème au format cinéma 1.66 environ, ce qui est 35% plus gros qu'un Titanic qui aurait été en 16/9ème 2.35. Et encore, il y a deux pistes DOLBY DIGITAL 5.1 au lieu de une sur le titre de la Fox. Il y a des claques qui se perdent...

On peut dés lors voir le problème autrement. Comme une image de DVD est compressée, image par image, plan par plan parfois, un film 2.35 risque moins de présenter des signes de compression outrageuse qu'un film en 1.85. On reproche parfois aux arrières plans des images du DVD de manquer de profondeur ou de vie.

3.7. Le procédé MACROVION.

Ce procédé a pour but d'empêcher la duplication d'un programme vidéo et par ce biais, empêcher la vente de cassettes pirates qui décevront le particulier par leur qualité moindre. Il rajoute un signal dans l'image pour tromper l'ajustement automatique du niveau d'enregistrement de la vidéo des magnétoscopes. Dans les lignes qui sont en dehors de l'écran, il insère des signaux ultralumineux, le magnétoscope le percevant, il réduit le niveau global de la vidéo, ce qui assombrit alors l'image.

Le problème, c'est que certains téléviseurs ou vidéoprojecteurs y sont sensibles alors qu'ils sont sensés ne pas contenir d'ajustement de niveau. Il reste alors 2 solutions suivant les sources pour que notre installation n'en souffre pas. Pour les magnétoscopes qui lisent une cassette protégée, il reste à utiliser un boîtier qui filtre les signaux MACROVISION. On peut en trouver chez Conrad électronic par exemple (309 FTT réf : 0353 990-14).Ou le construire en recherchant des plans sur Internet. Pour les lecteurs de DVD, les 4 types de signaux sont susceptibles d'être pollués. Et si le RVB est atteint, il faut alors 3 filtres MACROVISION. Le plus simple est d'alors acheter un lecteur dont la fonction MACROVISION est inhibée. En effet, le disque n'est pas encodé avec les signaux parasites. Il contient juste une information qui active un circuit dans le lecteur. Pour certains lecteurs, il est donc possible de supprimer l'action de celui. Au début sur certains lecteurs, il suffisait de souder un fil entre deux points. Maintenant certains sont vendus avec la mention MACRO-off alors qu'aucune modification n'a été opérée. Tant que l'utilisateur n'essaye pas de faire de copie, il ne s'apercevra de rien car peu de diffuseurs y sont vraiment sensibles.

Dernier point, les éditeurs doivent payer un droit à MACROVISION pour activer le circuit qui dispose de 3 niveaux de protections. Ainsi, sur certains disques, les perturbations de l'image seront plus ou moins grandes. Et sur d'autres, la fonction n'est pas activée comme pour Demain ne meurt jamais.

3.8. La synchronisation.

En parlant de synchronisation, on fait allusion aux signaux qui permettent une image stable dans le cadre du téléviseur. En effet une source envoie un flot d'image, et la TV doit savoir ou se trouve le haut et la gauche de chaque image. Si on observe l'information vidéo composite en continue, on verra des signaux de type créneaux pendant le temps de 25 lignes pour dire "voici le haut de l'image, les 288 lignes suivantes vont être les impaires", suivent alors 288 lignes toutes séparées par un top qui dit "retour à la ligne". Ensuite on verra des signaux en créneaux pendant le temps de 25 lignes pour dire "voici le haut de l'image, les 288 lignes suivantes vont être les paires". Et bien sur suivent les 288 lignes paires suivant la même structure que les impaires.

Le RVB peut voir ces signaux de synchronisation horizontale et de synchronisation verticale être véhiculés séparément. Cette spécificité est quelquefois appelée "RVB pro" (il faut alors 5 conducteurs plus 1 masse). La connectique utilisée est principalement sur fiches BNC ou DB15. Pour la vidéo domestique, c'est une prise Péritel qui est utilisée (originellement appelée SCART). Dans ce cas, les deux signaux de synchronisation sont mélangés pour n'en former plus qu'un seul (il faut alors 4 conducteurs plus 1 masse). C'est ce que l'on appelle le RVBS, le S désignant la synchro composite. Il arrive aussi que le signal de synchronisation soit mélangé au vert, à la manière de la vidéo composite. On a alors du RVsB. Mais, rassurer vous, ces différentes manières de véhiculer les signaux de synchronisation ne se traduisent pas par des écarts de qualités perceptibles.

Maintenant, pour ce qui est du branchement d'un vidéoprojecteur, à un ordinateur ou à un lecteur de DVD, plusieurs cas sont envisageables. La gestion des synchro est identique sur la source et le diffuseur, pas de problème évidemment. Si le projecteur a une entrée RVBHV, et le DVD une RVBS alors il se trouve que 95 % des diffuseurs qui réclament une synchro Horizontale se satisfassent d'une synchro composite. Par contre la séparation de la synchro verticale de la synchro composite nécessite un circuit électronique mineur. Si la source est un ordinateur et qu'il sort un signal en RVBHV, le branchement sur diffuseur RVBS a des chances de fonctionner en branchant la synchro horizontale sur l'entrée synchro composite.

3.9. Fréquence de balayage et bande passante.

3.9.1. La Fréquence verticale.

La fréquence verticale désigne le nombre de retour du spot en une seconde en haut de l'image. Sur de la vidéo 50 Hz, et bien la fréquence verticale est de 50 Hz (25 images restituées en 2 passes). En NTSC, elle est de 60 Hz. Ces choix ont été faits pour la correspondance avec le réseau électrique locale pour minimiser les problèmes d'interférences avec l'éclairage artificiel. En mode progressif, la fréquence verticale est inchangée, en mode doublage de trame, on obtient 100Hz et 120 Hz par extension au NTSC.

3.9.2. La fréquence horizontale.

La fréquence horizontale désigne le nombre de retour du spot en une seconde à gauche de l'image. Nous connaissons la fréquence verticale qui donne le nombre de demi-images par seconde (demi-image = trame). Ces demi-images sont constitués de 625 lignes divisées par 2 pour le PAL. D'où la formule Fh = Fv * nb_de_ligne / 2 en vidéo entrelacée ou "100 Hz". La vidéo progressive donne Fh = Fv * nb_de_ligne. Vous pouvez remarquer que la fréquence horizontale est égale entre le 100 Hz et le progressive d'où la quasi-absence de surcoût sur les téléviseurs bi-modes. Quelques chiffres à avoir en tête : 15.7 kHz pour l'entrelacée, 31.5 kHz pour le 100 Hz et le progressif.

3.9.3. La bande passante.

C'est le dernier critère pour juger de l'acuité d'un diffuseur. Sur chacune des lignes, il faut afficher 720 points pour le DVD. Pour du PAL en une seconde, il s'affiche jusqu'à 625*720*25 points différents. Comme un point blanc suivi d'un point noir se résume à une période, la bande passante est donc de 625*720*25/2 = 5.625 Mhz. La formule générale est donc BP = Fh*nb_de_point / 2.

Après, résumer la succession d'un pixel blanc suivi d'un noir, a un signal sinus n'est pas fidèle : il faut considérer le signal électrique correspondant à un signal créneau. Et sans entrée dans les détails, un signal créneaux, quelque que soit sa période, présente au niveau des fronts de montés un signal dont la fréquence tend vers l'infini. Donc pour restituer un créneau à 5.7 MHz, il faut un processeur travaillant à fréquence largement supérieure pour tendre vers le signal originel. Avoir de la marge au niveau bande passante est donc intéressant pour le piqué de l'image.

La bande passante est un gros critère de qualité : comparer un DVD avec un magnétoscope VHS, le nombre de lignes et d'images par seconde est identique. Seule la bande passante change : elle est donc de 5.7 MHz pour le DVD et 3 fois moindre pour la cassette (2MHz). Si vous regardez un enregistrement PAL sur VHS d'un film en format cinéma, vous pourrez voir une transition bande noire / image aussi net qu'avec un DVD.

Une dernière remarque, pour juger de la résolution d'un diffuseur, il ne faut pas confondre nombre de pixels affichables et bande passante. On diffuse une image annoncée comme étant au maximum des capacités du vidéoprojecteur. Elle est, supposons, correctement restituée. On double la fréquence verticale pour avoir une image plus stable, et l'on dépasse alors la bande passante maximum de l'appareil : L'image sera alors toujours affichée mais la définition horizontale sera alors réduite dans le prorata du dépassement.

4. Taille de l'image nécessaire.

4.1. Le critère THX.

Un des critères pour choisir la taille de son image est le principe d'immersion. En fait si l'on veut être au coeur de l'action, il faut que l'angle que représente le champ visuel qui observe l'écran soit suffisamment grand. Dans les critères THX, le spectateur doit former avec la base de l'écran un triangle isocèle dont l'angle au sommet est au minimum de 32°. Plus le spectateur s'approchera de l'écran, plus l'angle grandira, plus l'immersion dans l'action augmentera. La limite est définie par la facilité de suivre l'action de gauche à droite. Si l'on prend un angle de référence de 33°, il faut alors avoir un recul égal à 1,5 fois la base de l'image. Imaginez ce que cela fait avec un téléviseur 70 centimètres, même pas un mètre de recul. Par contre avec un moniteur informatique, on est en plein dans ces proportions, est-ce la le secret des Doom-likes sur PC ? c'est pour cela que nous ne sommes nombreux à ne jurer que par une grande image (et peu de recul). Un vidéo projecteur peut se trouver à partir de 4000Frs d'occasion, avis aux amateurs.

4.2. Le problème du lignage.

Le deuxième critère pour choisir la taille de son image est celui de la définition minimum suffisante. C'est-à-dire, quand on regarde une image issue d'un tri-tubes, d'un téléviseur, un recul insuffisant mettra en évidence le lignage de la source vidéo. Dans le cas d'un projecteur LCD, ce sera la perception des pixels qui sera limitative. Pour effectuer le calcul, il faut déterminer l'acuité visuelle de l'être humain. Elle est communément admise de 0.3 milliradians. J'ai introduit un facteur de finesse de spot qui tient compte de l'épaisseur de la ligne comparée à l'espace qu'elle doit remplir. Un projecteur à haute résolution, aura un spot plus fin, et on verra alors des lignes noires entre les lignes du balayages. Pour un vidéoprojecteur SONY VPH 1001, je l'ai estimé à 4.2 .

 

Dans le meilleur des cas, c'est un DVD PAL en 16/9ème : un recul égal à 1,3 fois la base de l'image.
Un DVD NTSC en 16/9ème : un recul égal à 1,5 fois la base de l'image.
Un DVD PAL en 4/3 : un recul égal à 1,7 fois la base de l'image.
Dans le pire des cas, c'est un DVD NTSC en 4/3 : un recul égal à 2 fois la base de l'image.
Autrement dit, si je me place suivant les préconisation de monsieur LUCAS, je ne peux me passer de la spécification 16/9ème anamorphique si je ne veux pas me laisser troubler par le lignage.

5. Les différentes qualités d'une image.

5.1. Le rapport signal/bruit.

Le rapport signal/bruit, dénote du niveau de noir de la source. C'est-à-dire que l'on fait la comparaison entre le signal maximum que peut fournir l'appareil, et le bruit électrique que fournit l'appareil pendant l'absence de signal. Plus le signal bruit est faible, moins les noirs seront profonds et plus l'effet de neige sera présent.

5.2. La définition.

La définition d'une image peut se faire dans le sens de la hauteur et de la largeur. Une grande confusion règne entre le nombre de lignes affichables et le nombre de points par ligne.

5.3. La Colorimétrie.

La Colorimétrie dénote du respect des couleurs de la vidéo vis-à-vis de l'original sur la pellicule argentique. Elle peut être modifié au niveau de l'équilibre des couleurs (réglage de HUE en NTSC uniquement) et au niveau de la saturation globale.

5.4. La géométrie.

La géométrie d'une image est correcte si toutes formes géométriques, telles le rond, sont correctement affichées en n'importe quel endroit de l'écran (à ce propos, le canon dans lequel apparaît James BOND n'est pas rond ! Demain ne meurt jamais).

5.5. La convergence.

La convergence d'une image est correcte si les trois images formées par le rouge le vert et le bleu se superposent parfaitement en tout point de l'écran.

5.6. Le plus important : le naturel.

La dessus pas de mystère, le numérique est un danger pour le naturel de l'image. j'ai mis un an à regarder des démonstrations de DVD avant de trouver des configurations qui soit plus belle que le laserdisc. Un premier principe : si on ne peut contourner le numérique du DVD, il faut interdire tout autre maillon numérique tel que téléviseurs 100 Hz ou doubleurs de lignes douteux. Ensuite, il ne faut pas abuser du réglage de luminosité qui est un véritable révélateur de pixels. Ensuite, utiliser dans l'ordre la liaison YUV, RVB, YC. Si c'est pour utiliser la liaison composite, autant laisser le diffuseur éteint (j'exagère, mais à peine…).

Pour information, j'ai vu un BARCO 508 merveilleux chez MOVIE STORE qui était médiocre chez les ANNEES LASER de la Bastille. J'ai vu une association BARCO 708 avec un doubleur FAROUDJA sublime chez PRESENCE AUDIO CONSEIL qui était juste bonne chez AUDIO CONCERT. Nombres de vendeurs veulent retoucher les réglages d'un vidéoprojecteur ainsi que la connectique utilisée alors qu'ils ne sont que des vendeurs d'enceintes. L'importateur des doubleurs de lignes FAROUDJA me l'a confirmé.

6. Les différentes technologies de diffuseur vidéo.

6.1. Les téléviseurs.

Ils se divisent en deux parties : premièrement les modèles de base en 4/3, et deuxièmement les modèles 16/9 ou les modèles 4/3 avec commutation 16/9. Pour tous utilisateurs de DVD la seconde catégorie est incontournable. D'autre part toujours pour les mêmes utilisateurs, les téléviseurs à balayage 100 Hz sont déconseillés : en effet leurs processeurs vidéo travaillent de manière numérique. Les images analogiques de base qui ont été numérisées pour être stockées dans le DVD, ont été ensuite reconverties en analogique pour se transporter jusqu'au téléviseur, puis de nouveau converties en numérique pour le traitement 100 Hz et sont une dernière fois reconverties en analogique pour être diffusées par le spot du téléviseur. Cette double conversion numérique/analogique est en grande partie responsable de l'image typiquement pixélisée que l'on reproche au DVD.

A propos des téléviseurs 16/9ème, j'entends des vendeurs qui argumente qu'ils offrent 33% d'image en plus qu'un 4/3. A ceux la, je répondrais par les deux schéma suivants : la surface que représente une image 16/9ème dans une lucarne 4/3 et une image 4/3 dans une lucarne 16/9ème.

Ce que l'on perçoit visuellement s'exprime ainsi de manière chiffrée :

  • un téléviseur 4/3 qui a une diagonale de 9% supérieur à un tube 16/9ème offre une plus grande image pour visionner un film en 16/9ème,
  • un téléviseur 16/9ème qui a une diagonale de 22% supérieur à un tube 4/3 offre une plus grande image pour visionner un film en 4/3,
  • un 4/3 est un meilleur 16/9ème qu'un 16/9ème qui veut être 4/3 !

Bien sur au niveau qualitatif, le 4/3 devra disposer d'une commutation 16/9ème pour rivaliser avec son concurrent (pour ce qui est de la diffusion de programme en 16/9ème anamorphique, exclusivement les DVD et certains satellites). Votre choix entre ces deux catégories de téléviseurs dépendra donc du fait que vous regardiez beaucoup de programmes 4/3 ou non.

vous avez un 4/3 de

37

cm,

il équivaut a un 16/9 de

34,0

cm.

55

50,5

63

57,9

72

66,1

80

73,5

95

87,2

103

94,6

117

107,4

135

124,0

vous avez un 16/9 de

41

cm,

il équivaut a un 4/3 de

33,5

cm.

49

40,1

61

49,9

71

58,1

82

67,0

95

77,7

127

103,8

6.2. Les vidéoprojecteurs.

Les projecteurs vidéo se divisent en trois catégories : les tri-tubes, les LCD et les DMD (ou autre DLP). Les tri-tubes lorsqu'ils sont exempts de doubleur de ligne travaillent entièrement en analogique. C'est la source de choix pour une image cinéma.

Les 2 autres technologies basées sur la maîtrise du pixel, provoquent le même type de défauts que les téléviseurs 100Hz. Un petit avantage au DMD, ses micro miroirs laissent passer moins de lumière dans les noirs que les LCD.

Il faudra attendre de longues années avant d'avoir des projecteurs permettant de rivaliser avec les tri-tubes: en effet le DVD étant une technologie à base de pixels, lorsque les premiers appareils de projection auront des matrices ayant le même nombre de pixels que la résolution de base du DVD, et que la liaison entre la lecture du disque, et la matrice d'affichage se fasse sans conversion intermédiaire, c'est à dire en numérique on pourra espérer un meilleur naturel de l'image. C'est solution est déjà abordé avec une matrice à la résolution largement supérieur à celle du DVD, les effets de moirages sont alors réduits. De même, STAR WARS EPISODE 1 a été projeté dans 4 salles au Etats Unies en projection digital.

6.3. Les écrans plasmas.

120 kf, ils sont fous ! 50 kf ils sont fous aussi ! Rappelez moi quand ils seront à 5kf et qu'ils n'auront plus des noirs qui soient gris.

6.4. Les rétroprojecteurs.

Je n'aime tellement pas ça que je n'ai rien à dire là dessus. Un meuble immense, une luminosité blafarde, le tout pour le prix d'un tri-tubes.


Jacques
jacques@homecine.com

 


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