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Les
enceintes surround
Elles sont apparues avec
l'avènement du DOLBY SURROUND. Puis, pour qu'elles ne servent pas
uniquement à la reproduction de bandes sons cinéma, des modes DSP
sont venus se greffer dans les amplificateurs pour agrémenter l'écoute
de la musique et amortir l'achat d'une nouvelle paire d'enceintes.
Troisième temps, les nouveaux formats multicanaux sont apparus donnant
de nouvelles contraintes et de nouveaux horizons.
1. Fonction.
2. Présentation.
3. Réglages.
4. Mise en œuvre au cinéma.
1.
Fonction.
Elles ont pour fonction
de faciliter une perception sonore d'un espace englobant le spectateur.
Selon la formule consacrée, cela permet au spectateur d'être plongé
au cœur de l'action.
2.
Présentation.
2.1. Modèles conventionnels.
Les enceintes surrounds
sont alors des modèles colonnes ou bibliothèque avec une seule direction
d'émission naturellement orientée vers l'auditeur.
2.2. Modèles bipolaires.
Les enceintes possèdent
alors 2 façades opposées qui diffusent de la musique vers l'avant
de la pièce et vers l'arrière de la pièce. Il y a création d'un
champs sonore vaguement localisable, qui a tendance à privilégier
les ambiances sonores aux détriments des effets directifs. Cette
solution est comparable à deux enceintes que l'on aura mises dos
à dos.
2.3. Modèles dipolaires.
Identique aux enceintes
bipolaires de par la présence de 2 façades, une mise en phase spécifique
des haut-parleurs contribue à l'élaboration d'un champs encore plus
diffus. L'idée d'avoir crée ce type d'enceinte revient à l'équipe
de LUCAS quand elle a défini le cahier des charges THX pour les
installations domestiques. D'abord, les 5 enceintes doivent être
discrètes d'où une réponse en fréquence limitée à 80 hertz, ce qui
permet des coffrets de dimensions réduites. Les signaux de fréquences
inférieures sont alors redirigé sur le caisson de grave. Cela étant
dit, ce cahier des charges remonte à l'époque du DOLBY SURROUND
dont la bande passante n'était que de 100 à 7000 hertz pour le canal
monophonique surround. Puis pour essayer de calquer le cinéma avec
ses vingtaines d'enceintes surrounds, ils inventèrent une double
enceinte en une seule. La volonté de créer des champs non directifs
dans le surround était louable à l'époque car les ingénieurs du
son ne mixaient que des ambiances dans le canal surround à cause
de la limitation de la bande passante. Aujourd'hui, ce choix de
privilégier ce type d'enceintes dans les packs THX mérite d'être
remis en cause. Mais à mon avis, pour ne pas s'attirer les foudres
de sa clientèle, M. LUCAS n'en fait rien.
2.4. Homogénéité du
système d'enceintes.
Avec une utilisation
des surrounds de plus en plus fréquente dans les bandes sonores
cinématographiques, l'homogénéité des timbres est primordiale :
en effet avec la qualité technique des formats numériques, les ingénieurs
du son n'hésitent plus à mixer des voix humaines sur les canaux
surrounds ; que ce soit dans L'associé du diable ou Cœur de dragon,
le personnage principal parle tour à tour dans chacune des cinq
canaux principaux. Dès lors, une grande attention est requise pour
choisir des enceintes surrounds qui possèdent si possible les même
tweeters et les mêmes médiums que les 3 enceintes avants. Cette
contrainte est absolue si on veut profiter des concerts en DTS où
certains instrumentistes peuvent être restituer par une seule enceinte
surround. Néanmoins, pour un usage exclusivement cinéma, la réponse
dans le grave peut être écourtée car les voies surrounds sont rarement
chargées en signaux inférieurs à 100 hertz. Pour s'en assurer, on
peut brancher les enceintes principales sur les amplificateurs des
voies surrounds configurer en large et couper toutes les autres
sources sonores.
3.
Réglages.
3.1. Position.
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Il est naturellement
conseillé de disposer ces 5 enceintes sur un cercle qui a
pour centre l'auditeur. Mais de part mes propres observations,
le calage angulaire dans ce cercle doit être précis. Si pour
le triangle avant, auditeur, avant gauche, avant droite, il
est admis qu'il faille former un triangle équilatéral ayant
un coté de 3 mètres environs, (habitude pris par une bonne
partie des audiophiles et pris en compte par les ingénieurs
du son), ce n'est pas le cas du triangle arrière.
En effet l'oreille
a une perception de la direction des sons qui est fort précise
sur l'hémisphère avant du crâne, mais limité dans l'hémisphère
arrière : Pour conserver une séparation stéréophonique des
surrounds, il faut que l'angle au sommet du triangle arrière
soit supérieur à 80 degrés environ.
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Sur la scène de Das Boot
où les boulons cèdent, successivement il y en a un qui casse à l'arrière
gauche puis un autre à l'arrière droit. Avec un angle de 60 degrés,
je n'arrive plus à percevoir le déplacement, alors qu'avec 90 degrés,
il devient flagrant. Si votre pièce est toute en longueur, ne fixer
pas tout de suite vos enceintes sur le mur arrière ! Essayer de
les avancer sur les murs latéraux pour obtenir un angle compris
entre 90 et 120 degrés.
3.2. Délai.
Ce réglage permet de
compenser l'écart de position des enceintes du cercle principal.
Si elles sont situées à l'intérieur du cercle, il convient d'impliquer
un retard pour que le signal arrive à l'auditeur en même temps que
celui des autres enceintes. Sachant que la vitesse du son est égale
à 330 mètres par seconde, on peut calculer le délai nécessaire avec
la formule suivante : Délai en millisecondes = Distance en mètre
/ 0.330 .
Pour le cas du DOLBY
SURROUND, une autre application du délai a été trouvée. Si deux
sons identiques arrivent en même temps à l'oreille, depuis l'avant
et l'arrière, la localisation est défaillante, le son est alors
omniprésent. Mais si l'un des deux arrivent 20 ou 30 millisecondes
après l'autre, il est complètement couvert par l'autre (effet Hass).
On applique donc un retard surdimensionné pour les voies arrières
pour augmenter la séparation des effets surrounds. Cette technique
n'est plus utilisée en DOLBY DIGITAL qui a une séparation des canaux
intrinsèques.
3.3. Niveau.
Dans un premier temps,
on recherche un niveau égal sur chacun des 5 canaux à l'aide du
générateur de bruit du décodeur. A ce propos, on trouve des sonomètres
de qualité suffisante à partir de 200 francs dans des magasins tel
que Conrad électroniques (www.conrad.fr référence 0100 609-14).
Une fois ce réglage effectué, qui est nécessaire dès que l'enceinte
a un rendement différent, un amplificateur différent ou une position
qui n'est pas sur le cercle, il convient d'ajuster le niveau en
fonction des bandes sons. En effet il est courant que le niveau
moyen des canaux surrounds sur le DVD soit mixer approximativement
3 décibels moins fort que les 3 canaux avants.
4.
Mise en œuvre au cinéma.
4.1. La multiplication
des enceintes.
Au cinéma, s'il n'y avait
que deux enceintes surrounds, les spectateurs qui seraient assis
juste à coté n'entendraient qu'elles. Pour éviter cet inconvénient,
et ce dès l'apparition du DOLBY SURROUND, il a été installé une
multitude d'enceintes qui restituent chacune une partie de l'énergie
sonore. Le spectateur au milieu de la salle reçoit l'ensemble des
signaux qui se concentre pour former le niveau sonore requis. Quant
aux spectateurs décentrés, ils ne reçoivent qu'une partie de l'énergie,
mais comme ils sont plus proches des enceintes le niveau perçu reste
sensiblement égale. Par contre, le canal surround opposé est complètement
atténué.
4.2. Les formats 5.1.
Considérons que le passionné
de Home-cinéma se sera toujours placé au milieu de la salle (en
largeur et en longueur). En 5.1, la multitude d'enceintes ne s'apparente
plus qu'à deux enceintes situées derrière lui avec un angle au sommet
de 90 degrés, ce qui n'est pas différent de chez lui.
4.3. Les formats 6.1.
Une prolifique idée de
M. LUCAS fut d'innover un nouveau format sonore pour sa Menace Fantôme.
Il s'agit de l'ajout d'un canal surround central. Cela fait donc
3 à l'avant, 3 à l'arrière plus les LFE. Dans la course à la technologie,
tout le monde s'est empresser de nommer ce DOLBY DIGITAL EX comme
étant un format 6.1. Petit rectification, le canal surround central
n'est pas indépendant comme le sont les 6 autres canaux. Il s'agit
d'un bête matriçage de ce canal sur les deux canaux surrounds existants
par le même procédé que ne l'était le canal surround monophonique
du DOLBY SURROUND sur les deux canaux avant droite et gauche. Rappelons
au passage que le DOLBY SURROUND est un format 2.0 qui après dématriçage
est un 4.0. Ce DOLBY DIGITAL EX est un format 5.1 qui après dématriçage
est un 6.1. La nuance se résume dans la séparation des canaux ;
un canal matricé offre une diaphonie de 30 décibels environ, alors
qu'un canal naturellement indépendant offre 80 décibels environ.
A noter que pour ne pas rester en reste, DTS a sorti immédiatement
le DTS ES qui a les même particularités. Toujours est-il que pour
notre passionné idéalement placé, ce surround central n'a pas plus
d'intérêt que l'enceinte centrale avant. Alors seriez-vous prêt
à vous décentrer pour vous apercevoir que le DOLBY DIGITAL EX a
raison d'être ?
4.4. Les formats 7.1.
Nous terminerons avec
les formats 7.1 qui représente le nec plus ultra des formats sonores.
Il s'agit du DTS qui en est potentiellement capable mais surtout
du SDDS (SONY DYNAMIC DIGITAL SOUND). Ce format est compressé à
l'aide du procédé ATRAC démocratisé sur le minidisc. Dans le cas
des plus grands cinémas, il y a parfois 5 enceintes distinctes derrière
l'écran ; gauche, centre gauche, centre, centre droite et droite.
A cela rajoutez le surround gauche, le surround droite et le LFE
et vous avez une application du 7.1. Néanmoins cette configuration
est rare, le 7.1 étant plutôt utilisé dans le cas qui nous intéresse,
pour gauche, centre, droite, surround gauche latérale, surround
gauche, surround droite latérale, surround droite et le LFE. L'avantage
du 7.1 vis à vis du 6.1 est que les enceintes supplémentaires ne
s'intercalent pas dans un triangle de 90 degrés mais dans un de
135 degrés formé par exemple par l'enceinte avant gauche et l'enceinte
surround arrière gauche. Elles facilitent donc bien plus l'effet
stéréophonique d'un passage latéral.
Reste que les films enregistrés
en SDDS 7.1 sont rares, et les salles capables de le restituer également.
Dans un complexe comme le KINEPOLIS à Lomme, il n'y a que 4 salles
qui en sont équipé ; la 14, 17, 6 et 9. Les informations du SDDS
étant enregistrées optiquement sur la pellicule, plus celle-ci est
veille, plus il y a de chance qu'il ait des drops et que le projectionniste
préférera utiliser le DTS qui lui, est enregistré sur des compacts
disques séparés. Encore que dans ce complexe, il y a des problèmes
d'électricité statique qui rendent la lecture de ceux-ci difficile.
Cette remarque s'applique également au DOLBY DIGITAL.
4.2. Avenir de ces
formats dans nos Home-cinéma.
Les formats 6.1 matricé
sur ceux en 5.1 sont déjà en cours de démocratisation. Pour l'instant
DOLBY dispose d'une courte avance en proposant deux DVD en zone
1 ( the Hauntise et Austin Powers 2 ). Les amplificateurs étant
capables de gérer le potentiel de ces bandes sons ne ce compte à
la veille de l'an 2000 sur les doigts d'une seule main.
Quant à l'évolutivité
7.1 de certains amplificateurs, DENON notamment, elle n'est pour
l'instant qu'un plus marketing, SONY n'ayant jamais formulé le souhait
de commercialisé son SDDS. Si le MPEG MULTICANAUX était capable
de gérer au maximum 7.1 canaux, il n'est plus d'actualité qu'il
soit employé après son retard qui a fait qu'il fut abandonné au
profit du DOLBY DIGITAL pour le DVD en zone 2.
Jacques
jacques@homecine.com
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